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Reliures estampees a froid

de la Bibliotheque Sainte-Genevieve (12e -18e siecles)

Cette base de données est consacrée à la description et à la reproduction des reliures estampées à froid conservées à la Bibliothèque Sainte-Geneviève.

La technique de l’estampage à froid consiste à pousser un outil (essentiellement fer, roulette ou plaque), préalablement chauffé, sur le cuir de couvrure du livre à la surface duquel il laisse une empreinte en creux, souvent brunie. Elle se distingue en cela de la technique de la dorure, apparue à la fin du XVe siècle, qui intercale une feuille de métal entre l’outil et la peau. Les premières reliures de cuir estampées connues en Europe occidentale datent de l’époque carolingienne, mais l’apogée de ce type de décor se situe aux XVe et XVIe siècles, les petits fers largement utilisés jusqu’alors cédant progressivement la place aux roulettes et aux plaques à la charnière des deux siècles.

Les reliures comportant des éléments dorés ont en principe été écartées du corpus, sauf lorsque la présence de ceux-ci apparaissait comme marginale au sein d’un décor essentiellement estampé à froid. Toutes les reliures recourant à cette technique, quelles qu’en soient l’origine et la datation, ont été retenues. La base donne ainsi accès à environ 400 reliures, du XIIe pour la plus ancienne des réalisations romanes (1), jusqu’au milieu du XVIIIe siècle pour les décors germaniques les plus tardifs. Le plus grand nombre date du XVe au deuxième tiers du XVIe siècle. Toutes réalisées en Europe occidentale, elles sont d’origine française à plus de 60%, germaniques pour 30%, mais également flamandes, italiennes, anglaises ou espagnoles.

Chaque reliure a fait l’objet d’une notice descriptive, d’une indexation, et est accessible sous forme de clichés numériques et de frottis (Voir Mode d’emploi et Présentation des notices). Le frottis, technique traditionnelle de prise d’empreinte, consiste à frotter légèrement une craie de graphite sur une mince feuille de papier (de type « pelure ») appliquée sur les plats et le cas échéant sur le dos des volumes.

         Les recherches peuvent porter sur des éléments relatifs aux ouvrages (auteurs, titre, lieu d’édition, imprimeurs-libraires, date de copie ou d’impression), autant qu’aux reliures qui les habillent (iconographie du décor, origine géographique, matière et technique). Le corpus peut également être parcouru exhaustivement, à partir de l’index des cotes, comme une galerie de reliures.

Autant que faire se peut, la description de la reliure et l’indexation de son décor sont complétées par l’identification d’une origine (Pays, région et ville), voire d’un atelier. On signalera ainsi le décor flamand exécuté par Jacobus Bokebynder, le relieur de Caxton employant le célèbre petit fer triangulaire « au dragon » (2), les premières reliures normandes à la plaque de l’Annonciation (3), une reliure parisienne intégrant la plaque du Christ de Pitié signée d’Alexandre Aliate (actif entre 1497 et 1509) et inspirée d’une gravure sur bois (4), ou encore la production de l’« Atelier au compas » sur des éditions aldines à Lyon vers 1550 (5).

 

Cette base est destinée à s’enrichir des nouvelles identifications que la recherche est susceptible d’imposer. C’est la possibilité même de mise à jour, avec la nécessité de rendre disponible une importante documentation progressivement établie depuis 1995, qui ont décidé la Bibliothèque Sainte-Geneviève à donner accès à cet instrument sous forme électronique à partir de 2006.